Si on devait s’amuser
à lister tous les jobs artistiques que Maimouna a exercés…il
vaudrait mieux commencer par le début !
C’est à Dreux que le soleil a pour la première
fois vu les yeux de Maimouna. Depuis, ils ne se sont plus quittés.
Même à Grigny, pourtant pas la plus ensoleillée
des cités, il l’a suivie - ils ont toujours eu des choses
à se dire tous les deux. C’est lui, sûrement, qui,
un beau jour a laissé éclore en elle le souhait, le
rêve, le désir d’être une artiste. Une vraie.
Une vraie artiste, ça sait tout faire. Maimouna, aujourd’hui,
sait à peu près tout faire. Même diriger sa troupe
de danseuses, les fameuses Ambianceuses. Mais reprenons.
Début des années 90, bac en poche, Maimouna se dirige
d’abord vers le théâtre. Seule, en monologue. En
troupe, “Lily Marlene”. En qualité de metteur en
scène, “Sula” (adaptation du roman de Toni Morrisson).
Pour ne citer que ces expériences-là.
Parallèlement, de petits rôles en apparitions, au cinéma
ou à la télévision, elle fait ses classes. Elle
fera même du doublage. Travaillera au casting de plusieurs films.
En écrira. Et même en réalisera. Une artiste complète,
comme on dit.
Enfin presque : il manquait une corde à cette jolie jeune femme
qui collectionne les arcs… LA DANSE. La Télévision
lui a permis de découvrir, des petits rats de l'opéra
et les chorégraphies de Claude François et ses Clodettes,
par la suite les chorégraphies de Mickäel et Janet Jackson,
Paula Abdul ou Madonna à travers des clips, que Maïmouna
reproduisait. Elle s'initia à plusieurs styles de Danse(Modern
Jazz, Afro-Jazz, Trad. Malienne et Sénégalaise et Moderne
Congolaise), puis se jette dans le bain. Elle danse dorénavant
le plus clair du temps. Elle danse, dirige une troupe (Les Ambianceuses),
écrit des chorégraphies, se produit un peu partout (Montpellier,
Paris, Lyon, Bordeaux…), et même, depuis 1996, elle donne
des cours de danse.
Point d’orgue : en 2002, elle écrit, co-réalise,
chorégraphie et anime le dvd culte “Ndombolo
Fever”, qui lui vaudra moult passages télé
et articles dans la presse. En 2003, elle enchaîne, et lance
cette fois-ci “Ragga Dance Fever”.